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Quand ça pique et ça brûle*… au Mondiale du tatouage.

Cette année nous avons pu aller au « Mondial du tatouage ». Il se déroulait le weekend du 7 au 8 mars. Il s’agit là du second opus d’une grande convention réunissant des tatoueurs du monde entier. Ce sont les tatoueurs Tin-Tin – à qui on doit notamment le coquelicot de Lio – et Piero qui en sont à l’origine.

L’an dernier, c’est au 104 que s’étaient tenues les festivités. Cette année, nous sommes allés à la grande Halle de la Villette. Je n’avais jusqu’alors jamais mis les pieds dans ce bâtiment qui fait quand même sa taille avec ses 20 000 m². Une exposition aéré, des stands accessibles  et un nombre de tatoueurs incroyable. L’entrée n’est pas donnée, mais la balade est à faire si l’art du tatouage vous titille. C’est le moment de voir travailler les tatoueurs que vous avez dans le viseur et de découvrir les couleurs d’autres pays.

Je vous laisse avec quelques photos.

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Quand ça pique et ça brûle

*C’est comme ça que le tatoueur m’a décrit la douleur la première fois…
j’ai toujours trouvé la phrase mignonne.

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Tim Burton à la Cinémathèque.

Tous le monde en a parlé, je ne l’aurais manqué pour rien au monde.

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Brune/Blonde en 2010, Kubrick en 2011, 2012 et la Cinémathèque Française sera Tim Burton!

Techniquement c’est comment? L’exposition se déroule sur un étage. Le déroulement n’est pas chronologique mais thématique. Nous retrouvons autour d’une même oeuvres différents supports sur lequel le cinéaste a pu construire son projet ou encore des séries de dessin réuni sous un même nom. Vous y verrez également quelques sculptures, quelques photos ainsi que des éléments de films tel que le fameux costumes d' »Edward aux Mains d’argent » ou l’épouvantail de « Sleepy hallow ».  

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Ne vous attendez pas aux fastes de l’expo de Kubrick. Si Tim Burton a permis au MoMa de fouiller dans son passé, il faut bien comprendre qu’il est inconcevable de mettre son oeuvre à nu comme il a été fait pour Kubrick. Tim Burton doit garder ses cartes secrètes: il a encore de nombreuses créations à partager! C’est donc sur le vaste cinquième étage, uniquement, que vous trouverez l’expo. J’ai aimé l’enfilade de petites anti-chambre avant de trouver le gros de l’expo, les bruits saugrenus (dont le gros clape qui  me fera me demander « Mais quel est le fourbe et grossier personnage qui fait autant de bruit! » jusqu’à ce que Léa m’en indique la source :p) qui vous mettent dans l’ambiance et la multitude de supports proposés. C’est une constante à la cinémathèque et je suis toujours sous le charme quelque soit la taille de l’expo. 

Dans l’interview qu’il a accordé à la Cinémathèque, Tim Burton nous fait part de sa difficulté à voir toutes ces créations affichées, livrées au regard du public. Il préfère voir cette exposition non comme de l’art mais comme un processus. Il l’explique par cette phrase: « ce n’est pas présenté comme de l’art à part entière, c’est en quelque sorte un processus: la manière dont les idées, les racines d’un projets peuvent immerger. » On retrouve effectivement beaucoup de recherche, de croquis, de jeunes court-métrages également. 
L’expo nous présente plusieurs séries de dessin. On y retrouve l’ambiance romantico-gothique qui a fait battre le coeur de chaque amateur de Burton. On se souviendra également de ses début avec des planches au trait Disney. Et on se laissera surprendre par des traits que nous ne lui connaissons pas parfois hommage à de grands peintres, d’autres fois s’inspirant d’univers proche de la Bande-Dessinée. Etre surpris quand on vient au devant d’un artiste que l’on aime et que l’on pense connaître et toujours appréciable. 

Trop heureuse de ne pas avoir manqué l’expo, j’ai craqué sur le catalogue français

et sur quelques goodies…

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Forcément, avant, pendant, après, il y a toujours un moment pour se demander quel est son films préféré.
Sans hésiter, le miens demeure « Big Fish ». 

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C’est pour moi celui qui représente le mieux Tim Burton,
celui qui réuni ses plus grande peur pour en faire sa plus grande réussite.
J’en aime sa douceur, sa gravité, sa noirceur et sa luminosité. 

Je vous laisse  avec la video de l’interview mentionnée dans cette article.

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« Hey » Modern art & Pop culture.

Si vous aviez trouvé que l’ambiance de « Calacas » était bien trop sombre pour vous, ou que vous êtes allergiques à toute forme d’Art Moderne, vous devriez revenir ici dans deux jours, car je vais vous parler d’une des plus étranges expositions qui m’ai été donné de voir…

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A la maison, nous avons quelques piles de magasines. Celui auquel nous sommes définitivement les plus fidèles reste le Fluide Glacial. Moi, j’en lis les BD par ordre de préférence et finis par les articles qui m’intéressent (je suis incapable de lire un magasine en entier…) alors que Thor en épluche la moindre marge avec méthode et application. C’est notre Fluide, mais nous avons chacun notre façon de l’apprécier. Bref… Un dimanche où nous je voulais sortir, mais où nous ne savions pas trop que faire, Thor me proposa cette exposition vu dans le Fluide Glacial du mois de Mars.  De l’absurde, du bizarre, de la pop culture, des outsiders de l’art et de l’alternatif… tout cela à la Halle Saint Pierre, au pied de Montmartre. 

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Résumer cette exposition est plus que difficile. On y retrouve plus de soixante artistes peintres, tatoueurs, écrivains, sculpteurs, bidouilleurs qui se définissent eux même comme « des enfants de la culture alternative », « des possédés de peinture »… 

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Nous nous sommes rendus à la Halle Saint-Pierre le dernier weekend de l’expo. Il y avait bien du monde à faire la queue : des curieux retardataires, comme nous, mais aussi des connaisseurs et des touristes. Quoi qu’il en soit, je ne vous inviterai pas à vous rendre à cette merveilleuse exposition puisque la voilà terminée depuis quelques semaines déjà. Je pèse mes mots en utilisant le qualificatif « merveilleux », puisque le monde que je vous invite à découvrir est « merveilleux »… par définition. On y retrouve un mélange de surnaturel, de féérie, de paganisme… d’étrange.  

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Nous avons déambulé deux bonnes heures dans les deux étages de la Halle. L’un plongé dans le noir, l’autre illuminé par la baie vitré. Deux heures de découverte entre cabinet de curiosité, barraquement forrain freaky se mélangeant parfois à une modernité des arts plastiques plus « proprette ». Ici un chien empaillé bienveillant, là un monstre de terre, et plus loin un alignement de matériel de tatouage. 

Mon coup de cœur ira à l’artiste Titine K. Leu -femme du célébre tatoueur Filip Leu- à qui l’on doit l’affiche.

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Fille d’un écrivain et d’un journaliste* suisses, Titine grandit dans un monde créatif. Ami d’enfance avec Filip Leu, elle l’épouse et entre dans cette véritable tribu d’artistes. Habitée par la passion et la liberté propre au enfant de mai 68, elle travaille au travers du monde, rendant hommage aux icônes du tatouage. Elle juge sa peinture maladroite et naïve tout en se reconnaissant en ces qualificatifs qu’elle lie à l’enfance. « Je préserve cet enfant en moi, je ne l’oublie pas. » dit elle dans la revue Hey. Une devise ? « Peindre »**

Peut être que ce coup de coeur vient de l’enfant que je vois au travers de ces êtres tatoués. L’enfant qui se cherche en s’inscrivant dans son matériel premier : son corps. L’enfant qui les peint tels qu’elle les voit, les encadre de couleurs, d’or, de fleur, de nature. J’ai aimé ce qui se dégageait de ces tableaux dès l’entrée de la pièce. L’amour, l’admiration et la profonde tendresse qui en émanent. Ces couleurs, ces textures et ces motifs à mi-chemin entre Bollywood et l’esprit Old School qui me parle et m’est cher…***

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J’espère vous avoir donné envie d’aller à la rencontre de ces artistes ou encore de découvrir la Halle Saint-Pierre pour d’autres expositions. Je laisse la parole, pour la fin de cet article, à la directrice de ce musée au travers de quelques citations. Qui de mieux que l’initiatrice du projet peut vous ammener à trouver à tout ceci un intéret ? :) 

« Notre société est une « culture-monde » auquel l’art pictural n’échappe pas. »

« … contester la frontière hiérarchiques qui séparent le grand Art de la culture populaire »

 » … des expressions artistiques et individuelles et autonomes qui
[…] renversent les valeurs établis du « beau » du « laid », du « bon » ou du « mauvais goût ».

« Ces artistes sont des familiers de l’inconnu et de l’étrange. […] Leurs oeuvres […] sont porteuse d’excès mais aussi de poésie. »

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint pierre,
dans « Hey! Moderne art & Pop Culuture » Ed. Ankama.


Photo 1: Affiche, par Titine K Leu.
Photo 2 et 3: Norethrud.
Photo 4: Autoportrait Titine K Leu « Painting ».
Photo5: « Blue girl » Titine K Leu
Montage1: Morceaux choisis de l’expo. Photo Halle Saint Pierre. 
 

* Oui il y a bien un Papa et une Maman la dedans, mais je n’aime pas sexuer les noms de métiers. 
** Portait chinois dans le Catalogue de l’exposition. 
*** Perfecto toussa… 

Source: 
Exposition à la Halle Saint Pierre.
Catalogue de l’exposition, « Hey! Modern art & Pop Culture » Ed. Ankama.
Site de la Revue Hey! 
 

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Exposition à la MEP « L’ombre de la Guerre ».

« Get the Picture… »*

Jusqu’au 25 septembre la MEP, avec la collaboration de « Contrasto » expose les plus grands noms du photo-reportage

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« Nous avons ainsi essayé de rassembler les photographies qui sont devenues, comme on a l’habitude de le dire en utilisant un terme un peu usé, les « icônes » de notre temps, celles qui dans les gestes, dans les poses plastiques, dans le jeu de lumières, dans le rapport entre le sujet représenté et l’arrière-plan, dans le renvoi, implicite ou parfois même explicite, à l’iconographie classique de l’art chrétien se sont gravées dans nos esprits comme emblématiques d’une situation extrême. » Alessandra Mauro.

90 photographies, entre horreur et célébration de la vie, sont réunies afin de protester contre la guerre sous le titre de  » L’Ombre de la Guerre« .  Ces clichés retracent les violents affres de notre Monde de 1936 à 2007. Seconde Guerre Mondiale, Guerre du Vietnam, conflits Irlandais… Des Grandes Guerres de notre Histoire  aux combats les plus sourds: Le photographe s’insinue au plus profond des vies et du danger, plonge au sein de la douleur.  

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On retrouve les noms d’Alexandra Boulat, de Nick Ut ou encore de George Mérillon. Mais sur l’ensemble de l’exposition, c’est Robert Capa qui rode. Son nom plane au dessus de ses photographies comme au dessus de celles de ceux qui ont voulu suivre sa voie. De même nous reconnaissons certains clichés, venus d’un autre temps, qui nous semblent pourtant très proches de nous.

« Nous avons décidé de nous arrêter en 2007, en nous accordant un minimum de quatre ans de recul par rapport à l’actualité brûlante, un décalage nécessaire pour ce type de travail. » Alessandra Muro

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A la vue de ces photos, de cette exposition, de cette débauche d’horreur et d’injustices, nombreuses sont les questions. Jusqu’où doit on montrer les choses? Où commence le voyeurisme? Se taire, rester sourd est ce participer? Et fermer les yeux? Les photos sont touchantes, tristes, dures… vraies. Une intemporalité règne sur l’exposition: quelque soit l’année, la Guerre reste la Guerre. Pourtant, dans les dernières salles réunissant les images des conflits du 21ème siècle, une dernière question se pose: les photographes d’aujourd’hui sont ils toujours aussi libres?   

Vous avez jusqu’au 25 septembre pour découvrir cette exposition!

Un petit mot sur la grande qualité de cette exposition. Lorsqu’une exposition est aussi difficile émotionnellement, il est vraiment très agréable de voir avec  quel soin tout a été mis en place. Les photographies sont entourées de cadres blancs posés sur des murs blancs: la photo pour la photo, sans surnombre ni fioriture. Les textes accompagnant ses photos sont de grande qualité: ils replacent l’image dans son contexte, nous rappellent le vécu du photographe, donnent parfois des citations de celui ci ou encore des détails sur les personnes y figurant. La lecture en est très agréable et il est très facile d’y chercher du coin de l’oeil une information sans pour autant en lire l’intégralité.   Un grand bravo à toute l’équipe qui a travaillé dessus.

« Le colonel a tué le prisonnier, j’ai tué le colonel avec mon appareil photo… » Eddie Adams… 

Sur le même thème:
MK2 Bibliothèque Paris: Une exposition d’une vingtaine de photographies de Pierre et Alexandra Boulat est installée jusqu’à la fin de l’été dans ce cinéma parisien.
Visa Pour L’image: A Perpignan du 27 août au 11 septembre se déroule le festival international du Photo-journalisme. 

Crédits photo 1: Philip Jones Griffiths.
Crédits photo 2: James Nachtwey.
Crédits photo 3: Francesco Zizola.
Alessandra Mauro est la directrice Éditorial de Contrasto.
* »Get the picture » est la maxime des photos-reporters américains. 

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Just Kubrick…

DSCF5328Depuis le 23 mars, la Cinémathèque Française vous propose son exposition fard pour cette année 2011 intitulé simplement « Stanley Kubrick ». Cette exposition, grâce au concours de Christiane Kubrick et de Jan Harlan – respectivement la femme et le beau frère du réalisateur- retrace le parcours artistique de celui qui nous a quitté il y a maintenant 12 ans.

Après avoir vu l’exposition « Brune Blonde » l’an dernier j’avais hâte de découvrir celle ci !

Et bien je n’ai pas été déçue !!!
Nous avons découvert une exposition d’une richesse prodigieuse !

Techniquement c’est comment ? L’exposition est divisée en section par films et s’étend sur deux étages. On y retrouve pêle-mêle des fonds d’archives, des scénarios, des photos de tournages, des costumes, des extraits de films… Une pièce spéciale est réservée en fin de parcours à ses œuvres inachevées. Notamment « Napoléon » dont le tournage avait été jugé trop coûteux. Kubrick le pressentait pourtant comme le plus grand films qui eut été donné de tourner. Je ne vous donne pas plus de détails sur les trésors que vous allez y trouver car je ne voudrais pas vous dévoiler les secrets de cette fantastique rétrospective.

Pour les non-initiés, comme je le suis, on découvre le perfectionnisme de Kubrick et son coté obsessionnel : en atteste les milliers de fiches de notes présentes tout au long de l’expo ou encore les lettres de ses fans qu’il triait méticuleusement. Sur certaines, il inscrivait le mot « fou » afin de faciliter les recherches s’il était assassiné.

Ceux qui le connaissent un peu, et savent combien il était avare de commentaire, seront étonnés de la profusion de documents retrouvés : On apprend que le réalisateur conservait tout ce qu’il pouvait de ses tournages.

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L’exposition est aussi une exposition technique ! On doit à Kubrick bien des avancés en la matière dans le monde du cinéma. Des scènes de Spartacus, en passant par 2001 L’Odyssée de l’Espace ou encore le terrifiant Shinning : On découvre que chacun de ses films était un terrain d’expérimentations et de recherches de l’image.

Des points particuliers que j’ai aimé ? Un énorme coup de coeur pour le films Lolita, réalisé en 1962 d’après l’oeuvre de Nabokov ( que je suis entrain de dévorer). Mon attention c’est beaucoup portée sur les critiques de ses premiers films dans la presse française. Je suis restée bouche bée devant la vitrine consacrée à son impressionnante collection d’appareils photos et d’objectifs. Et… beaucoup d’autres choses que je vous laisse découvrir en allant à la cinémathèque avant le 31 juillet :)

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Une mention spéciale pour la Cinémathèque qui m’impressionne toujours par l’ingéniosité et la profondeurs (au sens propre comme au figuré) de leurs exposition. Comme pour « Brune Blonde », on retrouve une expo très fournie- on y passe facilement 2 ou 3 heures-, reposant sur différents supports ( documents vidéo, audio, pellicules etc…)et possédant malgré tout une ligne directrice très claire. Nous y avons passé 2h30 d’extase: on a vu ce que l’on était venu voir et on est reparti avec bien plus encore. Je n’ai qu’une envie maintenant c’est de voir l’intégralité de ses films mais également de revoir avec un oeil différent certaines de ses oeuvres. 

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Pour finir une petite phrase de Scorsèse : « Regarder un film de Kubrick, c’est comme regarder le sommet d’une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu’un a pu monter aussi haut. »

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Just Kubrick…

 

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Je vous en parle bientôt ;)

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Exposition Pierre et Alexandra Boulat

Un petit article en ce lundi sur une expo qui est malheureusement finie.
Je suis aller voir l’exposition de Pierre et Alexandra Boulat  »100 photos pour la liberté de la Presse ». 

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Bio express des deux photographes en dix dates (lepoint.fr)

– 1924 : Naissance de Pierre Boulat (avec un appareil photo dans la main, dit-on souvent).
– 1955 : Premier journaliste occidental en URSS.
– 1957 : Signature de son premier contrat d’exclusivité avec Life Magazine.
– 1982 : Début de sa collaboration avec Paris Match (10 ans de grands reportages).
– 1998 : Disparition de Pierre Boulat, après 60 ans consacrés au photojournalisme.

– 1962 : Naissance d’Alexandra Boulat.
– 1980 : Études d’art graphique et d’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Paris.
– 1989 : Après 10 ans de peinture, Alexandra décide de marcher sur les traces de son père.
– 2001 : Elle cofonde l’agence VII après avoir été représentée durant 10 ans par l’agence Sipa.
– 2007 : Disparition d’Alexandra Boulat, qui, durant 20 ans, a oeuvré pour les plus grands magazines, dont Time et National Géographie.

Je n’avais jamais été au Petit Palais. C’est un très joli cadre pour une exposition. Non loin des champs Elysées, face au Grand Palais, le bâtiment est d’une grande beauté avec son élégant escalier de pierre blanche et sa grille dorée. A l’intérieur, les plafonds ont cette hauteur royale que l’on ne trouve que dans ce genre de construction.  Pour atteindre l’exposition, on suit undédale de galeries parsemées de photos qui nous guident.

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D’un coté les oeuvres de Pierre, de l’autre celle d’Alexandra. Au bout de la salle, quelques clichés sont rassemblés afin de nous faire comprendre une chose: tous les deux reporters de guerres, ils n’ont pas vu les même peuples se battre, ni une même époque, mais ils ont vu les même choses. Il y a une similitude dans la façon de faire, de se tenir proche du danger et, la plupart du temps, d’être du mauvais coté. Beaucoup de photos forcent le respect et intriguent: Comment ont ils fait pour se trouver dans cette situation?  On notera une continuité d’Alexandra dans le travail de son père. Non seulement en tant que reporter de guerre, mais également dans la mode. Puisque ( voir première photo) elle signera les photos du dernier défilé d’Yves Saint Laurent alors que son père avait fait celles du tout premier. 

J’ai beaucoup apprécié ce travail à deux mains sur deux temporalités différentes. Ainsi que la multitude de sujets de l’expo(particulièrement du coté de Pierre). Le travail sur les ligne d’Alexandra m’a beaucoup plu également. Une grande partie de leur production est assez dur et je continue à me demander comment font les reporters photographes pour ne pas s’auto-censurer. Je connaissais certains de leur clichés sans connaître leurs noms: erreur réparée!

Si l’exposition  est finie, il reste le livre :) 

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