Tim Burton à la Cinémathèque.

Tous le monde en a parlé, je ne l’aurais manqué pour rien au monde.

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Brune/Blonde en 2010, Kubrick en 2011, 2012 et la Cinémathèque Française sera Tim Burton!

Techniquement c’est comment? L’exposition se déroule sur un étage. Le déroulement n’est pas chronologique mais thématique. Nous retrouvons autour d’une même oeuvres différents supports sur lequel le cinéaste a pu construire son projet ou encore des séries de dessin réuni sous un même nom. Vous y verrez également quelques sculptures, quelques photos ainsi que des éléments de films tel que le fameux costumes d' »Edward aux Mains d’argent » ou l’épouvantail de « Sleepy hallow ».  

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Ne vous attendez pas aux fastes de l’expo de Kubrick. Si Tim Burton a permis au MoMa de fouiller dans son passé, il faut bien comprendre qu’il est inconcevable de mettre son oeuvre à nu comme il a été fait pour Kubrick. Tim Burton doit garder ses cartes secrètes: il a encore de nombreuses créations à partager! C’est donc sur le vaste cinquième étage, uniquement, que vous trouverez l’expo. J’ai aimé l’enfilade de petites anti-chambre avant de trouver le gros de l’expo, les bruits saugrenus (dont le gros clape qui  me fera me demander « Mais quel est le fourbe et grossier personnage qui fait autant de bruit! » jusqu’à ce que Léa m’en indique la source :p) qui vous mettent dans l’ambiance et la multitude de supports proposés. C’est une constante à la cinémathèque et je suis toujours sous le charme quelque soit la taille de l’expo. 

Dans l’interview qu’il a accordé à la Cinémathèque, Tim Burton nous fait part de sa difficulté à voir toutes ces créations affichées, livrées au regard du public. Il préfère voir cette exposition non comme de l’art mais comme un processus. Il l’explique par cette phrase: « ce n’est pas présenté comme de l’art à part entière, c’est en quelque sorte un processus: la manière dont les idées, les racines d’un projets peuvent immerger. » On retrouve effectivement beaucoup de recherche, de croquis, de jeunes court-métrages également. 
L’expo nous présente plusieurs séries de dessin. On y retrouve l’ambiance romantico-gothique qui a fait battre le coeur de chaque amateur de Burton. On se souviendra également de ses début avec des planches au trait Disney. Et on se laissera surprendre par des traits que nous ne lui connaissons pas parfois hommage à de grands peintres, d’autres fois s’inspirant d’univers proche de la Bande-Dessinée. Etre surpris quand on vient au devant d’un artiste que l’on aime et que l’on pense connaître et toujours appréciable. 

Trop heureuse de ne pas avoir manqué l’expo, j’ai craqué sur le catalogue français

et sur quelques goodies…

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Forcément, avant, pendant, après, il y a toujours un moment pour se demander quel est son films préféré.
Sans hésiter, le miens demeure « Big Fish ». 

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C’est pour moi celui qui représente le mieux Tim Burton,
celui qui réuni ses plus grande peur pour en faire sa plus grande réussite.
J’en aime sa douceur, sa gravité, sa noirceur et sa luminosité. 

Je vous laisse  avec la video de l’interview mentionnée dans cette article.

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