« La Page Blanche », BD à quatre mains.

Entrons directement dans le vif du sujet… à la première lecture, j’ai plutôt été déçue par ce livre tant attendu.

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Je ne sais pas trop à quoi cela est du. Peut être que j’ai été emportée par le fait que le scénario soit de Boulet (qui est une sorte de Dieu pour moi je vous le rappelle). Peut être parce qu’aussitôt achetée, je me suis précipitée entre les pages : aussitôt eue, aussitôt lue et trop vite digérée… Ou encore tout le battage du milieu fait autour de ce livre provenant de deux acteurs frénétiquement adulés de la blogo. Je ne sais. Ce que je sais, c’est que j’ai eu besoin d’une deuxième lecture – moins rapide et plus attentive – pour me rendre compte que ce livre était certainement le meilleur que Pénélope avait fait.

Un brin d’histoire : Première case, notre personnage principal, est sur un banc dans une rue parisienne. Elle ne sait plus ce qu’elle fait là et pire… elle ne sait plus qui elle est. Comment s’appelle t’elle? Où habite t’elle? A t’elle de la famille? Impossible pour elle de s’en rappeler. Au fil des pages nous assistons à une véritable quête d’identité : thème très sérieux ici abordé avec légèreté, drôlerie et finesse.  

Mon avis :
Le scénario :  A la première lecture, c’est vraiment ce qui m’a déçue. J’avais l’impression d’avoir été trompée sur le produit : non ce n’était pas du Boulet. Le scénario était plein, bien fait, avec une fin qui tient la route… mais ce n’était pas Boulet. A la seconde lecture, j’ai repéré ce qui me plaisait : les détails qui ne nous parlent qu’une fois le livre fini, toute son imagination à laquelle fait appel le personnage principal pour essayer de se rappeler mais qui, définitivement, ne lui est d’aucune aide, la pale limite entre la folie et le raisonnable, ce personnage désarmant d’humanité et de réflexion et cette fin qui, définitivement, sied le mieux à ce livre. Et finalement, tout ça… c’est bien ce que j’aime chez Boulet.

Le dessin : Pour le coup, j’ai été agréablement surprise, dès le premier regard, par tout le jeu graphique de cette Bande Dessinée. Je me suis fait la réflexion que, potentiellement, Pénélope avait pu consacrer toute son attention sur son trait, sa mise en page, ses couleurs. J’ai aimé ces pages colorés en fonction de l’ambiance. Nous faisant passer d’une scène de tous les jours, au rêve, à l’imaginaire, au doute, à un état quasi dépressif jusqu’au néant total. J’ai trouvé certaines cases très fortes ! Mon meilleur exemple reste cette double page où, dans chaque pièce de son appartement, Eloïse sort chaque objet présent, pour les aligner avec soin, méticuleusement, façon psychopathe qui s’ignore. 

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Une Bande Dessinée drôle, légère mais cachant un très joli message. 

Je finirais par une private joke pour ceux qui ont lu la BD :
« Vous avez le dernier Levy? » 

;)

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Une réponse à “« La Page Blanche », BD à quatre mains.

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