Challenge ABC: Amélie Nothomb

« Acide sulfurique »


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Qui est Amélie Nothomb : Elle nait en 1967 au Japon. Ceci est du au fait que son père est un ambassadeur belge. Elle a vécu également en Chine, en Asie du Sud Est et aux U.S.A..  Elle fait des études de philologie (linguistique historique) romane en Belgique. De retour en occident, le choque culturel est trop grand. Elle en éprouvera un grand malaise qui la mènera à l’écriture. Depuis 1992, Amélie Nothomb livre chaque année, à la rentrée, ses écrits. Chacune de ses œuvres ont rencontré un grand succès.

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Acide sulfurique en quelques mots :
« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus ; il leur en fallut le spectacle » C’est ainsi que commence « Acide Sulfurique ». Cette phrase résume assez bien le livre. Dans un futur proche, lassée de notre télé-réalité actuelle, une chaine publique va plus loin dans l’horreur et décide de reproduire un camps de concentration. Des gens sont enlevés afin de créer un groupe de prisonniers tandis que d’autres sont recrutés en tant que « kapo ». Le livre commence au début de cette émission cruelle … acide …

Mon avis : Je n’avais jamais lu Amélie Nothomb, je découvre donc cette auteure si appréciée. J’ai essayé de m’attacher autant au fond qu’à la forme (nouveau roman blablabla) . Pour cette dernière je n’ai pas été déçue.  Dès la lecture des premières pages j’ai trouvé son style agréable, coulant et j’ai su que le livre n’allait pas faire long feu. Très vite, on découvre les personnages et le décors se plante. Ceci rappelle un peu le style de la nouvelle, ce qui est loin de me déplaire.  Le livre possède un début et une fin (ouverte?) : ce qui n’est pas toujours le cas dans les romans contemporain (n’est ce pas Modiano). Bref, Amélie Nothomb est accessible à tous : grands lecteurs, rats de bibliothèques, lecteurs de gare ou du dimanche y trouveront leur compte.

En ce qui concerne le fond … L’œuvre est bien entendue moralisatrice. La télé-réalité miroir de notre société pervertie. .. Le sujet, aussi grinçant soit il, est tout de même un peu facile. Mais d’un coté, Amélie Nothomb nous parle de ce qu’elle a sous les yeux. Peut être un pari pour l’avenir ? Une sorte de comédie humaine du 21siècle (et oui, 21ème, 1er Loftstory 2001). Il ne faut pas oublier que finalement (nombrilisme, du siècle pas d’Amélie, oblige) ce dont parle vraiment l’auteur c’est d’elle et de nous. Une introspection de chacun sur la liberté, la dépendance, le don de soi.

Y a t’il dans ce livre une piqure de rappelle ? Peut être est ce un peu fort de la part de l’auteure de présenter la télévision comme un camps de concentration visant à la déshumanisation … Cependant on retrouve au cour de ces pages, instruite Amélie, des notions présentes dans l’œuvre de Primo Levi. La culture, la sacralisation, l’organisation pour la survie, les restes d’humanités devant ce processus de déshumanisation. D’ailleurs, ceux qui auront lu « Acide sulfurique » : Primo Levi… Pietro Livi ?

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Certains trouveront étrange que je ne parle pas plus des personnages ou de l’histoire à proprement dit. Certainement parce que l’important dans ce livre n’est pas les coups d’éclats de l’histoire mais se trouve plutôt entre les lignes. En conclusion, je dirais que, même si on dira de son œuvre qu’elle est une contre utopie, il est ma foi fort agréable d’avoir une après midi devant soi en compagnie d’Amélie.   

La liste de mon challenge ABC est éditée ici :3

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