Cavalcade au théâtre équestre: Bartabas et son Calacas!

Lors de notre anniversaire, nos amis ont eu l’idée géniale de nous offrir des places de spectacle.
A l’ouverture, la surprise fut grande puisque nous ne connaissions ni le spectacle en question, ni la troupe!
Tout un monde à découvrir!

1330960161534

Nous étions conviés à nous rendre le samedi 25 février au Théâtre Équestre Zingaro pour voir la dernière création de Bartabas, au doux nom d’étrangeté: « Calacas »! Nos amis sont de qualité (ils nous ont offert du rêve, je les brosse dans le sens du poil ^^) et ils ne nous ont pas offert un simple spectacle. Bartabas et son théâtre « Zingaro », c’est découvrir une autre culture, un lieu, des gens, beaucoup de couleurs… en d’autres mots tout un univers. Nous ne nous attendions pas à tout ça… 
Forts d’avis divers et variés sur l’homme et ses anciens spectacles, ( plutôt mitigés les avis selon les spectacles), nous avions décidé, en ce qui concernait Calacas, de ne pas regarder de vidéo ou d’image afin de préserver la surprise: nous y allions la tête vide d’attentes et l’esprit grand ouvert!

Comme vous avez pu le comprendre, vu mon engouement dans ces premières lignes, notre soirée nous a ravis! Mais le plus étonnant, c’est que nous n’étions pas encore assis dans  le théâtre équestre, que, déjà, nous étions ébahis par l’ambiance Zingaro. L’ami Kez nous l’avait dit: « Rien que pour le lieu, ça vaut le coup! ». Et effectivement…

Suivez moi…

Nous avons été éblouis! Ce que j’avais vu jusqu’à présent d’Aubervilliers était loin d’être joli. A la sortie du métro, station « Fort d’Aubervilliers », nous atterrissons à côté d’un véritable îlot au milieu de la ville. Le théâtre équestre, tout en bois, est un ovni culturel. 

IMAG0009

Après être rentrés sur le camp par une petite passerelle, nous sommes invités à nous rendre dans le restaurant où sera annoncée l’entrée dans le théâtre. Quel endroit surprenant! Une salle immense où se restaurent bon nombre de personnes avant le spectacle (le restaurant est ouvert à partir de 16h) sous le décor coloré à l’esprit Tzigane.

IMAG0003

Des crânes, des fleurs, du rouge, nous sommes au Mexique pour « lo dia de los muertos ». 

IMAG0005

Avant le spectacle, il faut absolument se laisser tenter par un vin chaud. Il est également proposé, pour ceux qui n’auraient pas mangé, une soupe à l’oignon ou un bol de chili. On peut également réserver pour un repas Tex Mex après le spectacle. Après avoir dégusté son vin chaud, dans ce décor onirico-cauchemardesque, direction le théâtre pour « Calacas »!

Tout d’abord, d’où vient ce mot « calacas ». Le calaca vient du mot « colloquial » qui veut dire squelette au Mexique. Le calaca est la figure mortuaire, la plupart du temps humaine, des personnages du « Dia de los muertos ». Il s’agit d’un reliquat de l’imagerie aztèque.

239px_Catrina_sculpture

Ici Catrina.

Après ce petit point culturel, revenons au théâtre équestre Le Zingaro.

Après avoir siroté notre vin chaud dans l’univers clinquant et sauvage du restaurant, nous avons été appelés à traverser de larges portes menant à une autre cour… et c’est là, accueillis par un pirate à l’orgue de Barbarie, que nous entrons dans l’ambiance Zingaro… 
Je ne voudrais pas gâcher tout l’effet de cette arrivée sur la piste… Prenez juste le temps d’observer autour de vous, de sentir les êtres vivants présents à chaque instant… Ne manquez pas ceux se cachant dans la pénombre… Ouvrez grand vos yeux! Ressentez ce qui vous entoure avant même de fouler la terre battue du théâtre…

Assis au 3ème rang, nous avons été très surpris de la dimension humaine du théâtre Zingaro! Nous étions très proches de la – des ^^-  piste. Ici aussi, dès les premiers instants nous avons été charmés! Si certains numéros semblent très techniques, la plupart étaient, en quelque sorte, des tableaux installant différentes ambiances. Avec toujours, forcément, de sublimes costumes et des chevaux magnifiques. Nous avons notamment eu un coup de coeur pour cet immense cheval noir. Un frison, semblable à Zingaro,  célèbre cheval de Bartabas mort en 1998 et qui donna son nom au théâtre.

Zingaro

Photo provenant de cet article.

De la danse, de la voltige, des chevaux… mais l’ambiance ne serait pas ce qu’elle est sans la musique! Là aussi, nous restons en Amérique du Sud.  Thor aura été enchanté par les quatre hommes-orchestres présents dans la salle qui, à eux seuls, faisaient autant de bruit qu’une batucada dans les rues du Brésil.  Un bruit… à réveiller les morts! 

Avec tout ça, Bartabas nous aura offert un spectacle sur la mort à la saveur d’ailleurs où le macabre côtoie, avec poésie et énergie, le monde du Carnaval. Et l’on en ressort … les yeux pleins de lumières….

IMAG0010

Je vous laisse avec une petite vidéo de France 5 de l’émission  » Ma Vie d’Artiste ».
Il s’agit d’une série de 5 reportages de quelques minutes. Celle-ci est la dernière.
Elle contient un numéro qui nous avait beaucoup plu :) 

 

« On n’impose pas au cheval. On lui propose et c’est lui qui dispose. Il n’accepte aucune souffrance. » Bartabas.  

« On ne peut pas s’endormir à Zingaro. Il y a un travail comme dans un corps de ballet » Bartabas.

IMAG0013

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Quand je prends la plume...

Les commentaires sont fermés.