A la faveur de ma plume: Car l’aube déchire le ciel…

Car l’aube déchire le ciel…

Le long de ses jambes remontent les bas de soie tombés la veille
Les boutons pressions de sa chemise regagnent petit à petit les rangs.
D’une main leste, elle enfile ses escarpins vermeilles
Elle regarde l’heure. Empoigne sa veste de cuir. Il est temps.
Une dernière cigarette, celle qui pourrait bien lui briser les ailes
Car l’aube déchire le ciel…

Un dernier regard sur la pièce, sur son bel au bois dormant
Une dernière bouffée de leurs odeurs emmêlées
Au creux du cou de son amant, elle regarde perler le sang
Tiraillée par l’envie d’à nouveau y goûter.
Mais il lui faut se soumettre au lever du soleil
Car l’aube déchire le ciel…

Petit furet aux dents acérées, elle avance à pas pressés
Son instinct la tiraille, il lui faut maintenant dormir…
Elle pense à cet amour, qui n’est vraiment pas chose aisé
Autant de peine que de loisir à être dame vampire
Elle n’est pas faite pour vivre au pluriel,
Car l’aube déchire le ciel, car l’aube déchire le ciel…. 

10/10/11 

Ce poème est le second exercice proposé dans le cadre de notre petit club privé « Les Diderophiles »*.  La consigne était d’écrire un poème en rimes. Il n’y avait pas de forme imposée. Toute la difficulté résidait dans le devoir de placer six mots: cigarette, soie, tirailler, pièce, soumettre et… furet! 
J’ai choisi d’écrire une albe ( ou aube) des temps modernes. Il s’agit généralement d’un poème écrit en six strophes (ici raccourci en trois strophes) de six vers dont le dernier comporte le mot « aube » et se répète.  Une albe a pour thème la séparation de deux amants à l’aube. Afin de transposer le thème très médieval dans un cadre moderne, et de garder une part de merveilleux, mon personnage principal est une vampire.  Cela fait vraiment longtemps que je ne m’étais pas essayé à la poésie. Ne soyez pas trop dur, je suis un peu rouillée ;)

Exercice précédent: Une photo/un texte:
Pupure.
Gourmandise.
Norethrud. 

* tous les liens sur le coté.

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